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Amour et attachement - Quand rompre ?

 

Que diriez-vous si l’on se provoquait une bonne « rupture amoureuse » ?

 

C’est une plaisanterie, voyons ! ... Car si l’on décide de rompre, c’est qu’il n’y a plus vraiment d’amour !

Sauf cas exceptionnels, pas si exceptionnels, je le sais que trop bien... Mais, ce ne sera pas le sujet du jour.

 

Mes propos vont quelque peu différer de ce que vous pourrez habituellement entendre dans le monde de la bien-pensance.

Je vais, ici, me faire l’avocat du diable en soutenant les personnes qui ont réussies à admettre que leur relation amoureuse n’avait plus d’avenir, si ce n’est sur un plan matériel.

 

  

Le couple

 

 

Déjà, je souhaiterais que l’on dissocie le terme « relation amoureuse » d’avec « relation de couple », car beaucoup vivent l’un à côté de l’autre sans amour, sans même se rendre compte que quelque chose s’est littéralement éteint en eux.

 

Prenons donc le cas de, ce premier couples qui se dispute sans cesse ; Ce deuxième couple qui ne s’adresse plus la parole ; Et ce troisième couple routinier qui s’entend plutôt bien...

 

contextuellement, l’amour de chacun est à bout de souffle depuis au mieux quelques mois... L’un et l’autre le savent. Ils n’osent s’en parler, parce qu’après tout, Les années passent et il semble normal de ne plus s’aimer comme au début.

 

Au final, leur couple perdure, alors que celui de leurs amis a déjà éclaté. Et c’est pour eux, l’incontestable preuve que leur propre histoire a quelque chose de plus.

Ils ont raison... Et en même temps ils ont naïvement torts ! Car concrètement, ce qui fait que leur couple tient la route, c’est que tous deux privilégient d’avantage « le lien d’attachement au sentiment d’amour », quand certains de leurs couples d’amis, aujourd’hui séparés, semblent s’être risqués à revivre l’amour, plutôt que de rester dans le confort de l’attachement.

 

Il n’y a pas de mérite à vivre une relation plus comme celle-ci que comme celle-là. Ce n’est qu’une question d’état d’esprit, et souvent de conjoncture.

Il n’y a pas non plus de mérite à déblatérer tout un tas d’ignominies sur les personnes qui décident de refaire leur vie... Même si, c’est avec une plus jeune, un plus riche, ou que sais-je...

 

D’accord, se faire remplacer par quelqu’un de mieux que nous au premier abord, ça titille quelque peu l’ego...

Peut-être, préférerions-nous nous faire larguer pour pire que nous ? Voir carrément pour personne d’autre du tout ? Sommes-nous vraiment sûrs de ça ?

Bref, l’on cherchera toujours une raison de pester lorsque un autre décidera de bouleverser nos plans.

 

 

 

 

L’amour et l’attachement

 

 

Vous ne faîtes peut-être pas la distinction entre « relation d’amour » et « relation d’attachement »... Et ce n’est pas le dictionnaire qui va pouvoir vous y aider !

 

Pour ne rien vous cacher, j'ai été amusée en constatant que dans la langue française, ces deux mots soient considérés comme synonymes !

 

En fin de compte, rien d’étonnant à cela, puisqu’ils sont parfaitement représentatifs de la façon dont la majorité des humains les expérimente à la lettre depuis des siècles.

 

Pour moi, les mots seraient en fait comme une succession d’images interchangeables, et chacun les manipule, a son gré ou son insu, pour se raconter des histoires.

 

Nous aimons pourtant parfois dire « il faut le vivre pour le croire », mais il suffit de l’entendre ou le lire pour se l’imaginer.

 

Alors, la définition d’un mot ne serait-elle pas à l’image de « l’arbre qui cache la forêt » ?

Il y aurait, ceux qui contemplent le décor... Et, ceux qui en font aussi le tour, pour s’aventurer là où peut ont mis les pieds.

 

 

 

L’amour véritable et le classique

 

 

Commençons par le dénommé « véritable...

 

Est-il un sentiment qui dure intensément et pour toujours ?

 

S’il vous plait, on redescend ! Car le seul amour à vie que nous sommes sûr de toujours ressentir est celui que l’on est sensé se porter, à nous-même... Navrée de vous le rappeler.

 

Ceci étant dit...

D’après mon expérience, l’amour véritable peut débuter assez violemment, du fait que l’on ne comprenne pas bien ce qu’il nous arrive. Mais très rapidement, il devient doux, non passionnel, et spirituel.

 

Il nous fait grandir (qu’importe notre âge)... Il nous rend meilleur, plus sage, plus fort... Et il ne nous enlève pas l’envie de vivre quand il s’arrête (justement pour les raisons évoquées précédemment)...

 

Comment ça ! Quand il s’arrête ? Oui, vous avez bien lu...

Je crois effectivement que cet amour n’a pas à être éternel, ni même pour une vie entière.

 

Puis, vous savez quoi ? J’ai la preuve qu’il n’a pas non plus à être réciproque... Et mieux, l’autre n’a même pas à en être digne, c’est pour vous dire !

 

Pour moi, l’amour est une énergie.

 

J’ai, un temps, pensé que l’amour véritable ne pouvait se vivre qu’auprès d’une âme que l’on aurait déjà profondément aimé antérieurement. Mais voyons plutôt cela de façon rationnelle !

 

La vérité est que les névrosés s’attirent irrésistiblement, dans le but de se guérir mutuellement... Même s’il est vrai que souvent ce processus capote prématurément.

Ne dit-on pas que « L’amour donne des ailes » ? Pas étonnant qu’avec un tel dicton, certains s’envolent avec leurs traumatismes sur le dos. À défaut de n’avoir su s’en libérer.

 

Les différences majeures entre amour « classique » et « véritable » résident dans le fait que l’un peut nous détruire, quand l’autre ne peut que nous permettre de nous reconstruire... Pareillement, l’un pourra certes être intense, mais à défaut l’autre n’en sera que plus profond.

 

En fait, l’amour classique nous enseigne. Et l’amour véritable nous permet d’appliquer les leçons que l’on a tirer des enseignements de ce premier.

 

Pour optimiser vos chances de goûter à cet amour hors norme, j’aurais presque envie de vous dire qu’il suffirait d’être dans ce genre-là de relations...

 

Premièrement :

Vous devrez vous reconnaître en l’autre... Vous y retrouver, y voir votre reflet. Vous devriez pouvoir lire son être, parce que ce qu’il sera vous le serez aussi.

Vous devrez vivre des synchronicités... Avoir des goûts communs, et des problématiques communes afin de les résoudre ensemble, et ainsi vous créer une complicité à toute épreuve.

 

Deuxièmement :

Vous devrez avoir un fonctionnement psychique opposé... Rien de très compliqué, puisqu’en général, le fait d’être de sexe opposé nous confère une complémentarité naturelle.

Mais plus votre psychologie sera aux antipodes... Plus vous serez attirés l’un envers l’autre, et plus vous aurez à communiquer sur vos différences. Votre but sera de trouver l’équilibre entre vos deux polarités.

Ne devenez jamais des étrangers... Même lors de disputes.

Vous devrez avoir une confiance aveugle en l’autre... Ne laissez jamais le mensonge s’immiscer entre vous. Si cet amour est fondamentalement pur, il est impossible qu’il le reste si l’autre l’entache. Ou alors, le pardon devra être votre allié.

Gardez à l’esprit que tout se joue dans les premiers temps... Et il se peut malheureusement que vous échouiez sous le poids des épreuves.

 

Mais, si vous parvenez à dépasser vos difficultés, cette relation vous apportera, je l’espère, tout ce dont vous avez toujours rêvés...

 

ceci étant dit, ne persistez jamais à croire que vous ne pourrez vivre ce genre d’osmose qu’une seule fois ! Faites confiance à Bibi...

 

Je vais donc mettre tout le monde d’acord...

« Les opposés s’attirent, et l’assemblage devient parfait s’ils se ressemblent.  ».

 

 

 

L’attachement

 

 

Je n’ai rien contre l’attachement. Pour preuve, je fais partie de ces gens qui aiment l’illusion de l’appartenance... Cela fait parti de mon instinct animal, que je n’ai aucune envie de réprimer. Pour quel concept le ferais-je ?

 

En réalité, il me semble que je parle donc d’un « sentiment d’attachement » plus que d’un « lien d’attachement ».

 

{D’ailleurs, en me penchant sur l’étymologie de ce dernier, je m’aperçois que c’est un pléonasme... Nous voilà donc « liés et attachés »...

 

Tu peux toujours essayer de te sauver avec tout ça tiens !.}

 

Bon, l’attachement, pourquoi pas... Mais pas avec n’importe qui, et surtout pas n’importe quand s’il vous plait !

 

Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a rien de foncièrement mauvais à s’attacher à celui qui cherchera toujours à nous stimuler, et à nous tirer vers le haut... Parce qu’en s’engageant avec celui-ci, l’on s’assurera à coup sûr un quotidien sain.

 

Au contraire, s’attacher à une personne aimante ou aimable, mais qui jamais ne nous permettra d’évoluer de par sa façon d’être... Qu’elle soit irrespectueuse, castratrice, ou juste ennuyeuse... C’est, je trouve, une insulte à l’amour, et au reste de notre existence.

 

Pourquoi poursuivre une relation devenue médiocre ?

A cause de notre âge, de nos peurs, d’une dépendance affective ou financière, d’un excès de reconnaissance, ou encore d’un manque d’énergie ?

 

Si comme moi, vous pensez que « La vie ne vaut d’être vécue sans amour », il est certain que vous ne pourrez jamais vous contenter d’un lien d’attachement... À moins que vous ayez une estime de vous si faible que vous pensez ne mériter mieux que ce que l’autre vous propose.

 

Le piège de l’attachement, c’est de se sentir restreint, ou prisonnier de cet autre que jadis l’on a aimé, mais pour qui, désormais, l’on n’éprouve plus qu’une illusion d’un lien de parenté, qui s’évaporera spontanément lors de la séparation... J’avance, dans 1 cas sur 3, d’avantage si pas d’enfants en commun.

 

 

 

La liberté

 

 

{Toto, donne moi la formule mathématique du couple, s’il te plait...

- 1 + 1 = 3 Maitresse.

Bien ! Et celle du couple qui se fractionne, Toto ?

- Ben si 1 + 1 = 3... Suffit de faire une croix sur le 3 et du coup il reste deux 1.

Bravo Toto ! Finalement t’es pas si bête.}

 

Bon, promettez moi de ne jamais omettre que...

 

Chacun d’entre nous a tous les droits sur sa propre existence ! Sur ce qu’il souhaite en faire, avec qui le faire, ou, pourquoi, et comment le faire... Encore plus si ceci va dans le sens de son accomplissement.

Par contre, nous devrions nous responsabiliser quand à la manière dont ces choses que nous voulons faire vont impacter les personnes qui nous entourent.

Parvenez-vous à conscientiser l’expression « Le bonheur des uns fait le malheur des autres » ?

 

 

 

La rupture

 

 

Lorsque j’ai dû annoncer à l’un de mes ex que j’allais le quitter... Je me suis sentie mourir, tant mon empathie (sympathie en fait) à son égard parasitait mon esprit.

 

Je m’étais faite une telle montagne de cet évènement, que j’ai réussi à me créer d symptômes cardiaques durant plusieurs mois... Niveau symbolisme, difficile de faire mieux (coeur = amour).

 

J’ai longtemps gardé un souvenir sensible de ce jour où j’ai brisé le coeur de cet homme qui semblait encore très amoureux.

 

Si j’ai tant tarder à rompre, c’est parce que je craignais qu’il perde pieds, et par conséquent son emploi, puis son logement.

Bref, qu’il ne se relève jamais de ce chaos. Tout ça par ma faute, parce que je n’aurait plus su l’aimer...

C’était d’un gai !

 

Or, quelle n’a pas été ma surprise d’apprendre, de sa bouche, qu’il avait rencontré une femme, 15 jours après mon départ ! Avec qui il a fini par avoir un enfant... Et je n’ai aucun doute quant au fait qu’il en est tombé bien plus amoureux qu’il ne l’a été de moi.

 

 

Morale de cette histoire... ?

 

Éh bien, je suis persuadée que vous n’aurez pas de mal à la trouver...



09/01/2019
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